1972/08/07

Fatalité & Exode savoyard

L’entreprise de BTP, qu'avait fondée mon grand-père, Auguste, après-guerre, n’a pas supportée, à sa mort, en 1965, la rivalité fratricide entre mon père Jean-Louis et son frère Antoine. Elle déposa son bilan en 1968.

Après une longue période d’errance, papa trouvait enfin un travail comme directeur commercial dans une société de fabrication de treuils et de grues à Saint-Jean-de-Maurienne. 

Papa, Maman, mes deux sœurs cadettes et moi-même avons donc déménagé pour cette petite ville savoyarde pendant l’été 1972.  J’avais 9 ans.



Même si nous quittions un F4 grenoblois pour une jolie maison avec jardin et que Papa et Maman pensaient réellement mettre ainsi leur famille à l'abri, ils ne pouvaient pas imaginer que cette première rupture était le début de toute une série d’évènements qui me conduirait un décennie plus tard vers la maladie mentale.