1989/12/25

Noël 1989

Même si le procès s'est bien passé, je reste fatigué (je n'ai pas eu de vacances depuis plus de 2 ans et demi, depuis mon embauche chez Merlin Gerin) et peu à peu je deviens nerveux. Des sentiments de bizarrerie font leur apparition.

A Noël, chez mes parents à Saint-Jean-De-Maurienne, je ne suis pas bien du tout.

Pourtant, le soir même, je redescends à Grenoble et le surlendemain, je prends la direction de Creil où je retrouve Dominique chez une de ses sœurs. Le jour d 'après, je dois intervenir sur les onduleurs de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-Des-Eaux.

Je suis vraiment déstructuré mais nous arrivons quand même à trouver un hôtel vers Beaugency.
Toute la nuit, je mets le bordel dans l'auberge et aux alentours. Je rentre même sur le site nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux sans réelle autorisation valable.  

Au matin, une dizaine de flics en civil et des pompiers viennent me cueillir sur ordre du préfet du Loiret pour n’emmener à l'hôpital psychiatrique de Fleury-Les-Aubrais.

Je suis en placement d'office.