1990/02/13

Saint-Égrève

 La deuxième semaine de ce mois de janvier 1990, je suis transféré par une équipe de 2 infirmiers et un ambulancier jusqu’à l’hôpital de St Egrève qui est le plus grand hôpital psychiatrique de l’Isère. 



Je me retrouve dans un pavillon fermé. Ma copine Dominique n’a pas le droit de venir me voir. Mes parents font le forcing. Ma décompensation n’est pas encore contenue. Je suis suivi par une jeune docteur Catherine Barley-Ghalleb et le chef de service, le Docteur Sultan.

Le 29 janvier, il m’annonce que le placement d’office est levé. Je peux sortir. D'abord dans le parc puis en permission.  Je sors définitivement le 13 février. 

Avec mon père nous partons une semaine chez son frère en Bretagne. Je suis encore très exalté. La télévision qui parle de moi et les bizarreries sont toujours là. A cause des médicaments, je suis de plus en plus fatigué. Mon moral est en baisse.