Depuis deux ans, suite à l'inhumation d'un cousin de Papa dans la concession familiale, indiciblement et très doucement revenaient quelques images de ma toute petite enfance, tous premiers souvenirs sensiblement exæquo avec celui de mon Grand-Père paternel sur son lit de mort. Le souvenir d'une mitraillette en bois magnifiquement imitée, de raies de lumière sur un dessus-de-lit, d'un plancher sombre, d'un pigeonnier. d'une maison à Claix dans la banlieue de Grenoble.
La première empreinte émotionnelle n'émergent que lorsque je me retrouvai à 4 pattes devant une prise électrique en train de hurler et que Maman et Papa arrivèrent dans la chambre de ce cousin de papa en demandant ce qu'il s'y passait, les explications bidons, mais convaincantes de mon tortionnaire.
La première empreinte émotionnelle n'émergent que lorsque je me retrouvai à 4 pattes devant une prise électrique en train de hurler et que Maman et Papa arrivèrent dans la chambre de ce cousin de papa en demandant ce qu'il s'y passait, les explications bidons, mais convaincantes de mon tortionnaire.
S'ils m'y ont surement préparé, ce ne sont pas ces 40 ans de psychiatrie et de (trop) forte médication, ni même la psychologie, qui m'ont aidé à résoudre ce dossier où tient, en quelque sorte, l'histoire de ma vie, mais une guérisseuse énergéticienne.
Maintenant, je sais. Je sais comment j'ai remplacé ma douleur par de la colère, ma tristesse par, souvent, de la franche déconnade. Je comprends aujourd'hui mon côté punk et ma rébellion contre le système… contre tous les systèmes, rebelle esquinté.
Maintenant, je sais. Je sais comment j'ai remplacé ma douleur par de la colère, ma tristesse par, souvent, de la franche déconnade. Je comprends aujourd'hui mon côté punk et ma rébellion contre le système… contre tous les systèmes, rebelle esquinté.
Je sais à présent aussi pourquoi, fin 1984, mes parents ne comprenaient pas mon hypersensibilité et mes réactions souvent excessives. Je leur pardonne leur incapacité à comprendre l'enfant terrible que je suis devenu à cause de cet épisode de ma vie.
Je les remercie aussi, comme je remercie la vie, de m'avoir fait connaître toutes ces aventures.
Je les remercie aussi, comme je remercie la vie, de m'avoir fait connaître toutes ces aventures.
Je comprends également pourquoi, quand une ou un psychologue me faisait pratiquer l'exercice de l'enfant intérieur, je ne visualisais qu'un fétu mort ou un corps tout rabougri et meurtri.