13/10/2022

La Tapering Team et le problème des psychotropes sur le longt terme

Par la force des choses, je connais bien le problème de la médication psychiatrique sur le long terme.
J'ai été très fortement médiqué une première fois en de 1985 à l'âge de 21 ans pour des raisons que je ne trouve pas valables.
L'arrêt des médicaments a été après une petite année de sevrage (pas tellement progressif) une belle réussite car il m'a permis une vie de jeune homme sans contrainte chimique ou psychiatrique.

Malheureusement parce que j'ai eu la faiblesse de raconter ma première hospitalisation à ma petite amis de l'époque, un concours de circonstance très fâcheux a fait que la psychiatrie et ces médicaments m'ont rattrapé en 1990 et depuis ne m'ont plus jamais laissé en paix. 

 

07/10/2022

TRANSE[UR] - Expérience

Par un travail de développement personnel entamé depuis ma première hospitalisation en 1985, puis, plus récemment, par la méditation et d'autres pratiques que je ne souhaite pas expliquer ici, je synthétise mes différentes expériences de conscience modifiée. La compréhension progressives de certains phénomènes psychiques et spirituels dont j'ai fait l'expérience depuis cette date m'a ouvert la vision d'un des chemins qui mènent vers l'authenticité du regard sur les choses : Le chemin de la joie intérieure et de l'Eveil.  


" Les états de transe sont pratiqués depuis des millénaires dans la plupart des cultures humaines, fournissant des conseils et des guérisons aux communautés. Habituellement, un individu particulier du groupe (un «chamane») utilise cet outil pour le bénéfice des autres. De nos jours, les neurosciences redécouvrent ces états en tant que capacités fondamentales de chaque cerveau humain et outils potentiellement utiles pour la conscience de soi, l'amplification cognitive et la transformation personnelle. "  -  from trancescience.org 

Aujourd'hui, ceux-là même qui m'avaient diagnostiqué schizophrène à l'âge de 21 ans, m'expliquent que j'ai guéri de cette maladie à la cinquantaine. D'autres évoquent une erreur de diagnostic. Mon interprétation est plutôt celle qui penche pour un voyage entre les différentes strates de la réalité des champs de consciences.
Ce voyage, j'ai maintenant pratiquement appris à le maitriser grâce à 
quelque chose qui ressemble fort aux transes cognitives auto-induites que décrit Corine Sombrun dans la vidéo..

Je travaille actuellement sur une méthodologie plus universelles qui permettrait de convoquer à coups sûrs ces états de consciences modifiées pour y initier ceux qui les souhaiteraient mais qui n'ont pas forcement vécu ces presque 40 ans d'expérience et ainsi leur éviter les horribles tourments de l'hôpital psychiatrique. 

22/08/2022

Le grand SECRET

Diagnostiqué schizophrène en 1985, j'ai passé ma vie à prendre des tonnes de neuroleptiques, des régulateurs de l'humeur et d'anxiolytiques pourtant peu de temps après je trouvais un emploi dans le nucléaire civil. 

Comment un schizophrène a-t-il pu intégrer le secret défense français pendant 30 ans ?

 Travailler dans les centrales nucléaires est une expérience unique. Dans les CPN, la vie d’un homme n’a pas beaucoup de valeur si on la compare au prix de l’énergie. Le monstre de béton et de ferraille réduit, ici, le travailleur à une fonction de « chair à neutrons » Aujourd'hui, il ne lui est plus demandé de bien faire son boulot mais de le faire vite. La production est prioritaire. Ne pas le comprendre peut amener à faire n’importe quoi, et le comprendre amène au burn-out. Quand il s’agit de faire fonctionner la machine, cela n’a aucune importance.


D'abord responsable d'interventions pour la société Merlin-Gerin (devenue plus tard Schneider-Electric puis Rolls-Royce Civil Nuclear), j'ai vécu trois années à un rythme effréné dans le milieu anxiogène, grandiose et hostile des réacteurs. Même si c’est illégal, je n’ai pas eu un jour de repos pendant cette période. Parcourant la France dans tous les sens avec ma petite voiture (une Renault 5 diesel), j’intervenais rapidement et le plus efficacement possible avec ou sans mes gars, larbins sous-traitants d'EDF que nous étions, cumulant les kilomètres, mais heureusement pour moi et contrairement à beaucoup d'autres, pas les doses de radiations. 

Je garde quand même un souvenir ému de cette période qui a pourtant failli s'achever de manière tragique : C'était à Saint-Laurent-Des-Eaux, où j'intervenais sur les onduleurs, juste avant la Saint Sylvestre et le passage en 1990. Je me rappelle de cet épisode de ma vie comme si c'était hier. De l'arrestation, ce matin de brouillard par les policiers qu'avait mandatés le préfet du Loiret, des mensonges me concernant qu'avait extorqué ensuite les flics à ma copine de l'époque, Dominique, de la rudesse de la chambre d'isolement de l'hôpital psychiatrique de Fleury-Les-Aubrais, puis du transfert en ambulance au CHS de l'Isère. Quand, au bout de deux mois, l'hospitalisation sous contrainte fut levée, j'ai essayé de reprendre mon métier de responsable d'interventions dans les centrales nucléaires mais, à cause des médicaments, je n'y suis pas arrivé.

Les années suivantes,  j'ai été reclassé dans des taches de moindre importance comme la réparation des sous-ensembles électroniques, leur contrôle et leur  qualification. Mes collègues étaient sympas et nous étions assez solidaires face à notre malveillante et mesquine hiérarchie. 
Notre n+1 était lui un petit roquet teigneux. 
Il y a d'ailleurs eu plusieurs suicides dans le service. 

Ainsi, , de 1990 à 2007, répondant au doux surnom de " Malade mental ", j'ai dû subir encore plus que les autres, ce chef de service méchant et aigri. Aidé par les RH, il cherchait à tous prix à me pousser à la faute pour me faire licencier. Il m'humiliait également le plus possible.
Je le revois, par exemple, m'invectivant parce qu'il me fallait boire beaucoup d'eau à cause de mon traitement par sels de lithium. Il faut quand même dire que les locaux de notre annexe à Poisat n'était pas climatisés et que l'été nous y relevions souvent des températures supérieures à 35°C.
    
Mais j'ai tenu, sans statut de handicap, en cachant les choses ou en les racontant à ma sauce, j'ai résisté. Ma femme m'y a beaucoup aidé. 

Quand ce chef de service nabot, alcoolique et tortionnaire est enfin parti à la retraite, son remplaçant  m'a donné une chance en me nommant contrôleur technique. Cette fonction était intéressante car par ma maitrise des différents équipements électroniques, parfois complexes et de leurs fonctions dans les réacteurs nucléaires, je prenais un rôle important en ce qui concernait la sureté et la pérennité de l'instrumentation de contrôle et de commandes des installations nucléaire  françaises et de quelques unes à l'export. 
Je sortais à nouveau de l'ombre mais pas non plus vraiment prêt à faire  des concessions vis à vis des failles du système, ni a être le simple "cocheur de cases" nécessaire pour la validations d'un travail parfois douteux ou carrément non effectué. Même de mieux en mieux payé, je n'étais pas prêt à être au service du lobby nucléaire et de ses magouilles. Je refusais le rôle d'éventuel fusible que ma hiérarchie tentait peu à peu de me faire tenir quand je devait signer des suivis d'opérations pratiquement les yeux fermés. Pas question dans mon éthique personnelle d'être un signataire bidon de plus sur un plan qualité de complaisance. D'être un pantin sans foi ni loi comme le sont beaucoup d'arrivistes de cette filière.

Alors sont venus les interrogations et les scrupules - un autre conflit de loyauté - vis à vis de moi-même d'abord, de mon métier et des générations futures ensuite. 

En 2014, il y avait longtemps que je ne trouvais plus de motivation pour aller travailler. 
Matin après matin, c'était de pire en pire. Les dernières années,  il était devenu tellement monotone, qu' aller au travail était devenu extrêmement douloureux.
Tout cela déboucha en 2014 sur un ultime burn-out. Je me fis même hospitaliser quelques jours en février 2017 pour trouver un peu de répit.
Comme il me savait maintenant incapable de reprendre mon travail, mon toujours psychiatre le Docteur Philippe Séchier, me proposa un statut d'invalidité. la pension représentait la moitié de mon salaire et elle était complétée par la rente d'une assurance gros risque qu'avait contracté ma boite deux mois au auparavant, 
Sans avoir les soucis de ce travail dans le nucléaire, une nouvelle vie pouvait commencer pour moi. 

15/07/2022

Le cycle d’une vie

Dans sa famille, les femmes y jouent un rôle prépondérant. De génération en génération, elles ont une activité professionnelle avant d’épouser leur homme doté d’une bonne situation. Concours de circonstances ? Les maris disparaissent relativement vite laissant à leurs épouses le soin d’éduquer les filles nées de leur union. La naissance d’un troisième larron dans cet univers féminin est comme un grain de sable. L’enfant n’est pas aussi docile que les filles et pour exister, le seul moyen à sa portée est la rébellion, tout en assumant parfaitement le rôle du père lors des absences de ce dernier.

Dans sa famille si les maris ont des situations professionnelles honorables, voire même sujettes à la notoriété publique, par quel coup du sort sont-ils amenés à mourir jeunes ou à devoir changer de profession ? Notre héritier n’échappe pas à la tradition. S’il se bat pour faire les études qui lui conviennent et qui lui apportent ses jours de gloire, il est contraint d’abandonner cette voie pour en emprunter une autre étrangère à ses centres d’intérêts et gagner sa croute.

Ses relations avec la gent féminine évoluent, de la trahison amoureuse dans sa tendre jeunesse aux difficultés relationnelles avec sa génitrice. Pourtant quand son épouse et son fils se heurtent, notre homme prend appui sur un membre de son réseau pour les faire sortir de cette impasse. Dans son foyer, le cercle infernal semble être brisé et les relations se rétablissent entre ses membres.

Au final, il incarne parfaitement le programme de vie reçu à sa naissance à travers son prénom : ses fondations sont construites dans un matériau solide comme du roc et son rayonnement brille comme un sou neuf. Il est comme un Roi au pays du rêv(e) et du concret.

Quel bonheur d’avoir croisé son chemin…

Elisabeth Lebeau – Nantes 15/07/2022

Famille - Interpretation dessinée du test de Rorschach (1981)