11/05/2022

Prendre soin

 " Maladie mentale " ou " handicap invisible" sont le coté émergé et stupide d'une énorme arnaque qui a permis au fil des années à la psychiatrie et à sa bonne copine, Big Pharma, de renforcer leurs pouvoirs, mais parce qu'elles mettent les rebêles perturbateurs et les gens trop sensibles, à l'index du monde, elles ont la faveur de nos maitres ultralibéraux. 

Le délitement et bientôt l'effondrement du système médical français, auraient pu être une chance pour nous (ceux qu'ils appellent " les fous ")  de voir notre peine réduite, mais malheureusement, pour le moment, il se passe exactement le contraire : Au lieu de s'adoucir, les institutions psychiatriques nous maltraitent de plus en plus en durcissant nos conditions de détention.  



Là où il faudrait de la gentillesse, de l'écoute et de la douceur, on installe des matons, des caméras de surveillance et des grillages.

06/03/2022

Nouvelle vie - Le grand SECRET

J'ai passé plus ou moins 36 ans de ma vie à prendre des tonnes de neuroleptiques, des régulateurs de l'humeur ou des anxiolytiques (le mot médicament devant être lu comme sa traduction anglaise : Drugs) dont 30 à travailler dans le domaine de l'énergie nucléaire et ce sans aucune reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH). 
Une question se pose donc : " Comment un schizophrène pourrait-il être lié et intégré au secret défense ? "

Travailler dans les centrales nucléaires est une expérience unique. Dans les CPN, la vie d’un homme n’a pas beaucoup de valeur si on la compare au prix de l’énergie. Le monstre de béton et de ferraille réduit, ici, le travailleur à une fonction de « chair à neutrons »  Aujourd'hui, il ne lui est plus demandé de bien faire son boulot mais de le faire vite. La production est prioritaire. Ne pas le comprendre peut amener à faire n’importe quoi, et le comprendre amène au burn-out. Quand il s’agit de faire fonctionner la machine, cela n’a aucune importance.


D'abord responsable d'interventions pour la société Merlin-Gerin (devenue plus tard Schneider-Electric puis Rolls-Royce Civil Nuclear), j'ai vécu trois années à un rythme effréné, loin de chez moi et dans le milieu anxiogène, grandiose et hostile des réacteurs. Même si c’est illégal, je n’ai pas eu un jour de repos pendant cette période. Parcourant la France dans tous les sens avec ma petite voiture (une Renault 5 diesel), j’intervenais rapidement et le plus efficacement possible avec ou sans mes gars, larbins sous-traitants d'EDF que nous étions. Cumulant les kilomètres mais heureusement pour moi et contrairement à d'autres, pas les doses de radiations. Je garde quand même un souvenir ému de cette période qui pourtant à failli s'achever de manière tragique.

C'était à Saint-Laurent-Des-Eaux, juste avant la Saint Sylvestre et le passage en 1990. Je me rappelle de cet épisode de ma vie comme si c'était hier. De l'arrestation ce matin de brouillard par les policiers qu'avait mandatés le préfet du Loiret, des mensonges me concernant qu'avait extorqué ensuite les flics à ma copine de l'époque, Dominique,  et de la rudesse de la chambre d'isolement de l'hôpital psychiatrique de Fleury-Les-Aubrais. 

Après un épisode en hôpital psychiatrique à la demande du préfet du Loiret (Hospitalisation sous contrainte),  j'ai essayé de reprendre mon métier de responsable d'interventions dans les centrales nucléaires mais, à cause des médicaments, je n'y suis pas arrivé.

Les années suivantes,  j'ai été reclassé dans des taches de moindre importance comme la réparation des sous-ensembles électroniques, leur contrôle et leur validation par l'application de différentes procédures de tests et d'essais. Les collègues étaient sympas et assez solidaires face à notre malveillante et mesquine hiérarchie. Notre n+1 était lui un petit roquet teigneux. Il y a d'ailleurs eu plusieurs suicides dans le service. 

Ainsi, , de 1990 à 2007, répondant au doux surnom de " Malade mental ", j'ai dû subir encore plus que les autres, ce chef de service méchant et aigri. Aidé par les RH, il cherchait à tous prix à me pousser à la faute pour me faire licencier en m'humiliant le plus possible.

Je le revois, par exemple, m'invectivant parce qu'il me fallait boire beaucoup d'eau à cause de mon traitement par sels de lithium. Il faut quand même dire que les locaux de notre annexe à Poisat n'était pas climatisés et que l'été nous y relevions souvent des températures supérieures à 30°C.
    
Mais j'ai tenu, sans statut de handicap, en cachant les choses ou en les racontant à ma sauce, j'ai résisté. Ma femme m'y a aidé. 

Quand ce chef de service nabot et tortionnaire est enfin parti à la retraite, son remplaçant  m'a donné une chance en me nommant contrôleur technique

Cette fonction était intéressante car par ma maitrise des différents équipements électroniques, parfois complexes et de leurs fonctions dans les réacteurs nucléaires, je prenais un rôle important en ce qui concernait la sureté et la pérennité de l'instrumentation de contrôle et de commandes des installations nucléaire  françaises et de quelques unes à l'export. 

Je sortais à nouveau de l'ombre mais pas non plus vraiment prêt à faire  des concessions vis à vis des failles du système, ni a être le simple "cocheur de cases" nécessaire pour la validations d'un travail parfois douteux ou carrément non effectué. Même de mieux en mieux payé, je n'étais pas prêt à être au service du lobby nucléaire et de ses magouilles. Je refusais le rôle d'éventuel fusible que ma hiérarchie tentait peu à peu de me faire tenir quand je devait signer des suivis d'opérations pratiquement les yeux fermés. Pas question dans mon éthique personnelle d'être un signataire bidon de plus sur un plan qualité de complaisance. D'être un pantin sans foi ni loi comme le sont beaucoup d'arrivistes de cette filière.

Alors sont venus les interrogations et les scrupules - un autre conflit de loyauté - vis à vis de moi-même (de mon métier) et des générations futures (mes valeurs). Une autre " schizophrénie ".
 
Début 2014, il y avait longtemps que je ne trouvais plus de motivation pour aller travailler chaque matins et ce fut de pire en pire. Les dernières années de boulot, tellement il était devenu ennuyeux et monotone, furent extrêmement douloureuses pour, au final, déboucher sur un ultime burn-out.

Début 2017, me voyant incapable de reprendre mon job, mon toujours psychiatre Philippe Séchier, me proposa un statut d'invalidité. Comme la pension représentait la moitié de mon salaire et qu'elle était complétée par une rente (assurance) j'ai  accepté.

Sans avoir le souci du travail, une nouvelle vie commence pour moi et si la " psychose atomique " réémergeait je me soignerai. Je suis mieux armé maintenant.

06/02/2022

Neuroéléments Radioleptique

Article poétique croisé avec ThePhase3


Les facteurs qui influencent le plus les processus de vieillissement dans un environnement radioactif sont l’irradiation nucléaire, les contrain­tes thermiques ou mécaniques, les processus corrosifs, abrasifs et érosifs, ainsi que les combinaisons et les interac­tions des processus. Les premiers effets des processus de vieillissement sont difficiles à déceler, car ils touchent habituellement le niveau microscopique de la structure moléculaire.



Les neuroleptiques sont des traitements aux effets primaires et secondaires lourds. Ils handicapent fortement les personnes qui en prennent tant au niveau psychique que somatique, cela sans aucune promesse de guérison de la psychose puisque le traitement est purement symptomatique. Les neuroleptiques favorise la prise de poids. et détériore l’image de soi pouvant entraîner ou aggraver les symptômes négatifs tels que la dépression. Les personnes qui prennent des neuroleptiques subissent un retrait social plus prononcé que ceux qui n'en prennent pas ou plus.

02/12/2021

I'm a poor lonesome Marlboro's cowboy

Après plus de 40 ans de tabagisme, j'essaie toujours de me libérer de la cigarette. C'est mon chalenge du moment pour aller vers plus de liberté et de bonne santé. 

2020 : Grâce, entre autre, à la méditation pleine conscience, et profitant du mois sans tabac, j'avais réussi à ne plus fumer pendant prêt de six six mois ou alors très sporadiquement en en tapant une ou deux à une copine ou un copain fumeurs. 

Malheureusement, mi septembre, en accompagnant ma belle mère en Italie pour régler quelques problèmes administratifs liés au décès de son mari, j'ai craqué pour 2 cartouches de fumigènes.  Ainsi je suis redevenu fumeur. 

2021 : Même si ma conso à baisser de moitié (1 paquet au lieu de 2), j'ai décidé de reprendre le combat aidé par  Amandine et, à nouveau, Tabac info service. 

C'est difficile !

Voici une vidéo du Pr Christophe LANÇON qui explique l'addiction à la cigarette. 

Le tabac accéléré la décomposition des antipsychotiques dans l’organisme. Cela signifie que les personnes qui fument beaucoup pourraient avoir besoin d’une dose de médicament plus élevée que les personnes qui ne fument pas. Le café a l'effet inverse et ralentit la décomposition des neuroleptiques.

 

29/11/2021

Fou ? Fou et demi - Le cas du Fou de Normandie

Nous savons d'expérience que les "gentils" psychiatres sont souvent le plus dangereux car ils créent l'adhésions au traitement avec leurs salades pseudoscientifiques et leur vocabulaire spécifique (souvent bien ésotériques).


Comme beaucoup de gens ayant eu affaire à la psychiatrie,  je cherche parfois des réponses sur Youtube. Dans cette quête, comment ne pas tomber sur les vidéos du Fou de Normandie
Ce psychiatre à la bonne bouille à qui on donnerait le bon dieu sans confession et qui fait autorité dans la cours des miracle des gens souffrants, de leur famille et de leurs proches. Ceux qui ne savent pas (ne savent plus) à quels saints se vouer et qui se cherchent un messie le portent aux nus. Ainsi le Fou de Normandie fait autorité avec ses statistiques, ses notices de médicaments et son DSM. 

Oui, mais voilà ….


Ce matin, je me pense à Irène Frachon  et à son père Noël !