1989/11/18

Insultes à agent

Dans la nuit du 17 au 18 novembre 1989,  avec Dominique, nous sortons déglingués du bowling de Sportica (le centre de loisirs et de sport que la ville de Gravelines s'est payé avec les subvention d'EDF et de la centrale nucléaire. Dominique trébuche. En voulant la rattraper, je m'ouvre le cuir chevelu contre un pilier de béton. Le sang coule, beaucoup. Dominique ne supporte pas cette vision et tombe dans les pommes. Des passants nous aident et appellent les pompiers.

Une fois dans l'ambulance, alors que nous allions partir vers les urgences de Dunkerque, un policier fait éruption et me demande des explications de manière vive et autoritaire. Je l'insulte. Il met la main sur l'étui de son arme. Quand mon pied va partir, l'un des pompiers me retient. et demande violemment au flic de sortir de l'ambulance.

Nous sommes soignés à l’hôpital de Dunkerque puis nous rentrons sur Gravelines en taxi.

Le lendemain, alors que je sors de chez le médecin du village, où je suis allé faire voir mes 25 points de suture (quand même !) et mon crâne à moitié tondu, je suis attendu par un inspecteur de police qui me convoque au commissariat local:  Le flic vexé a porté plainte contre moi et aussi contre un copain qui l'a pris à partie quand il est descendu de l'ambulance des pompiers. Insultes à agent.

Je passe au tribunal de Dunkerque le 14 décembre. Grace à un assez bon avocat, je n'écope que de 1500 Frs d'amende et, surtout, mon cassier judiciaire reste vierge, condition sinequanone pour travailler dans le nucléaire.