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14/06/2025

Evolution du cerveau ou homme augmenté ?

 Comme j'ai été étiqueté schizophrène à l'age de 21 ans, pour justifier mon existence, je suis un peu obligé d'être prosélyte.

En décembre 2021, j'étais intervenu (à  <>15 minutes du début) dans l'émission de France-Inter  :

Le Dr Raphaël Gaillard ne semblait pas vraiment avoir compris ma question. Elle était de savoir si les "fous" n'avaient pas un cerveau qui parait dysfonctionner, mais qui parfois, en fait, pouvait être une près-série de l'évolution du cortex. Le trouble mental au sens où l'entend la psychiatrie (comme l'Entente de voix ou les visions*) serait alors une sorte d' "essuyage de plâtre de l'évolution du cerveau"

(* Je n'emploie pas les mots d'hallucinations auditives ou visuelles).

01/06/2022

TRANSE[UR] - Expérience

Le travail de développement personnel entamé officiellement depuis 2011 mais datant en fait de ma première hospitalisation en 1985,  puis, plus récemment, grâce à la métanalyse méditative et d'autres techniques que je ne souhaite pas, à nouveau, expliquer ici, je synthétise mes différentes expériences de conscience modifiée.  La compréhension progressives des phénomènes psychiques et spirituels dont j'ai fait l'expérience (psychiatrisation, Réseau sur l'Entente de Voix (REV²), Expérience de Mort Imminente, échanges avec les bouddhistes du Sutra du Lotus ...) m'ont ouvert la vision d'un chemins qui mènent vers l'authenticité du regard sur les choses : La voie de la joie intérieure et de l'Eveil.  



" Les états de transe sont pratiqués depuis des millénaires dans la plupart des cultures humaines, fournissant des conseils et des guérisons aux communautés. Habituellement, un individu particulier du groupe (un «chamane») utilise cet outil pour le bénéfice des autres. De nos jours, les neurosciences redécouvrent ces états en tant que capacités fondamentales de chaque cerveau humain et outils potentiellement utiles pour la conscience de soi, l'amplification cognitive et la transformation personnelle. "  -  from trancescience.org 


Aujourd'hui, celle-là même qui m'avait diagnostiqué schizophrène à l'âge de 21 ans, m'expliquent que j'ai guéri de cette maladie à la cinquantaine. D'autres évoquent une erreur de diagnostic. Mon interprétation est plutôt celle qui penche pour un voyage entre les différentes strates de la réalité des champs de consciences. Ce voyage au travers des multivers, j'ai maintenant pratiquement appris à le maitriser grâce à quelque chose qui ressemble fort aux transes cognitives auto-induites que décrit ici Corine Sombrun.


Je travaille actuellement sur une méthodologie plus universelle qui permettrait de convoquer à coup sûr ces états de transes pour y initier ceux qui les souhaiteraient mais qui n'ont pas forcement vécu ces presque 40 ans de questionnement sur mes fonctions cérébrales et ainsi, en un hacking sociétal majestueux, leur permettre d'éviter les horribles tourments de l'hôpital psychiatrique. 

21/09/2021

Laboratoire de Schizophrénie Contrôlée

D'autres états de conscience sont possibles. Nous les explorons au sein du Laboratoire de Schizophrénie Contrôlée en utilisant, entre autre, la transe cognitive auto-induite

17/08/2021

Ouvrons la voi(x)e


" Les fous ouvrent des voies qu'empruntent ensuite les sages ". Carlo Dossi



"Le fou perçoit certaines choses que l'artiste aborde ensuite et que le scientifique décrira souvent bien plus tard" — phase3

06/06/2021

Corbeau


Le tri entre les fous et les autres est en passe de devenir plus violent qu'il ne l'a jamais été, et ce, dans le rejet, l’ignorance, le mépris et la haine. L'idée tendance est de reléguer la folie hors de l’humanité alors que l’humanisation des relations interpersonnelles est le remède. 
L’Humanité d'une civilisation est sa faculté à accueillir la folie. 
Cela se construit patiemment, avec de la curiosité, de l’imagination et un pragmatisme qui à terme nous fera admettre que le fou est notre semblable.


" L’homme en noir est assis.   L’homme en    noir est assis au bord du vide.
  Le corbeau veille sur lui.
  Aujourd’hui : Rien ! "    phase3 (hiver 1983)

01/12/2020

Réenchantons le futur

Nous sommes le grain de sable dans l'engrenage, le poison dans la machine. 
Parce que notre Humanité court à sa perte, seule l'utopie d'un cygne noir pourra la sauver. Inventons un futur désirable en convoquant l'atypicité puisque nous en avons déjà eu la vision.

31/10/2020

État hypnagogique contrôlé par la méditation.

 Il se produit actuellement quelque chose d'important dans mon cortex. Quelque chose que je vais essayer d'expliquer ici :

Depuis quelques années, d'abord aidé par l'équipe du C3R de Grenoble, je pratique la méditation pleine conscience. Au début, cela se passait assez bien et classiquement : Guidé pas la respiration, les yeux fermés. Je ne m'en sortais pas trop mal.

Puis, peu à peu, s'est instaurée toute une période où, systématiquement, je m'endormais vers le milieu des séances, que je sois allongé ou assis : Tout commençait toujours avec des images. Des visions incontrôlées se présentaient à ma conscience, comme celles émergeant juste avant l'endormissement les soirs de grande fatigue.  Cette zone limite où le corps s'engourdit en une douce torpeur. 

Je me suis alors mis à utiliser cela pour trouver le sommeil, le soir, quand je me couche.  Aujourd'hui, quel bonheur, j'arrive à m'endormir en moins de trois minutes, même la veille d'une journée que je sais d'avance stressante parce qu'un évènement important y est prévu.

Par contre, cela m'empêchait de rentrer dans un état méditatif plus de quelques minutes à la fois. Je pratiquais alors des micro-méditations plusieurs fois par jour (dans le tramway, dans l'ascenseur… ). C'était extrêmement court, mais quand même dynamisant et bénéfique.  

Mais j'étais frustré, incapable de méditer plus de cinq minutes.

Sur les conseils de Laurent BERTHE, mon référent C3R et ceux de Stéphane NAU, mon instructeur MBSR (1), un jour, je me suis aperçu qu'en ouvrant légèrement les yeux quand cet état arrivait, je pouvais à nouveau méditer, et enfin reprendre les séances sans m'endormir.

Je place alors ma conscience dans cette zone où les images défilent à mon cerveau. Cet endroit magique où je suis spectateur d'un monde imaginaire. 

En maintenant cet état de vigilance entre veille et sommeil, ma conscience se "débranche" de mon corps. Je suis alors dans une sorte le rêve éveillé ou des images, puis maintenant des sons, se présentent à moi et deviennent réalité.  Mon corps n'existe plus. J'arrive à tenir ce statuquo pratiquement aussi longtemps que je le veux, même si parfois, de moins en moins souvent, je m'endors encore.

Ces moments (2) sont comme ceux de l'exploration d'un monde inconnu et délirant. Je n'en suis qu'au début (une quinzaine de jours) mais je ne manquerai pas de tenir mes lecteurs informés de l'évolution de ce phénomène exploratoire que je trouve intéressant.


(1) Le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction ou en français « Réduction du stress basée sur la pleine conscience ») est un protocole clinique de régulation du stress développé par Jon Kabat-Zinn.

(2) État hypnagogique : Propre aux états de semi-conscience ou aux troubles psychiques qui précèdent le sommeil normal ou qui lui succèdent.
 État, illusion, image hypnagogique. 
L'intuition artistique ressemble en effet aux hallucinations hypnagogiques − par son caractère de fugacité, − ça vous passe devant les yeux, − c'est alors qu'il faut se jeter dessus, avidement. 

06/05/2019

Délire psychotique ou délire artistique ?

Comme le décrit le peintre Gérard GAROUSTE dans son autobiographie ' L'Intranquille ", le délire créatif (ou artistique) est finalement assez contenu alors que celui du psychopathe n'est pas inscrit dans une technique d'expression quelconque. Le délire psychotique nous déborde et nous fragmente. Le délire créatif nous centre, au contraire et le résultat en est la production artistique.

J'ai discuté de ça avec des psychiatres lors d'une réunion publique (Je suis celui du public qui pose 2 questions dans cet audio).

04/02/2017

EMI - Expérience de mort imminente au CHS de la Savoie

J'imagine que c'est la reprise violente et trop rapide des neuroleptiques (Abilify ( 20 mg/jour), de Valium (20 mg/jour) et de Loxapac (400 mg/jour) qui me plongèrent pendant quelques minutes / heures / jours dans un voyage psychique et spirituel entre moment extatique et bad trip, véritable révélation traumatisante. 
Février 2017 : Je suis hospitalisé depuis deux jours au CHS de Chambéry (Clinique du Nivolet à Bassens) et comme je les sollicite beaucoup trop, les infirmières et infirmiers décident de m'enfermer dans ma chambre. L'interne du service, Céline Villeneuve, change alors la prescription initiale en y ajoutant d'autres neuroleptiques. Je me rappelle avoir râlé quand les infirmières m’administraient 20 mg d'Abilify au lieu des 10mg/jour convenus avec le Docteur Philippe Séchier comme condition de mon hospitalisation. Malheureusement, le Dr Philippe Séchier était parti en vacances quelques jours.

Une période de quasi coma suit cette trop forte médication et se caractérise par une dissociation de mon esprits d'avec mon corps. Il me restera pendant des années un souvenir tellement marquants et réémanant, que longtemps je douterai qu'ils n'étaient que délire. Je penserai longtemps qu'au moins une partie était la Réalité.

Même s'il y a, dans la chronologie, une forte distorsion du temps et de l'espace, contrairement à un rêve, le souvenir de ces deux jours persistera et s’intègrera, par taches floues, dans la réalité de mon vécu, un peu comme le font les souvenirs :

- Il y eu, d'abord, une scène horrible de viol par un autre patient. 

- Puis la fuite dans les couloirs du service pour trouver refuge dans une chambre vide, sous le lit. 

- Pour me prémunir d'une éventuelle contamination sexuelle, une équipe de pompiers vient ensuite me faire un lavement avec sa lance à incendie. La pression de l'eau provoque l'explosion de mon corps et la dispersion de certains de mes organes voire leur disparition.  Je suis dans un charnier. Je vais être incinéré. 

- Cette difficile séquence est suivie par une magnifique expérience psychique de déplacement de ma conscience dans une sorte de vide cosmique, une aspiration de mon âme vers les cieux. 



Une première excursion dans le monde sidéral qui me permet de voir un personnage que j'identifierai plus tard comme étant Amitâbha, l'un des bouddhas les plus importants du bouddhisme mahayana, ou « Grand Véhicule ». Son nom signifie « Infinie Lumière » ou « Celui dont la splendeur est incommensurable ». (Amitâbha règne sur le paradis occidental, un état de conscience appelé Sukhâvatî. Quiconque croit en ce bouddha est assuré d'entrer à Sukhâvatî, où il renaîtra.
Amitâbha est donc une sorte de sauveur qui garantit une vie après la mort: chacun peut atteindre la libération en invoquant son nom, plutôt que de devoir subir d'innombrables renaissances. Ayant l'eau pour élément, il est associé au crépuscule et à la vie dans l'au-delà. Il est généralement représenté en rouge, assis sur une fleur de lotus, ou parfois voyageant sur le dos d'un couple de paons. Son emblème est le lotus, le symbole de la renaissance spirituelle).

- Je me retrouve ensuite dans ma chambre aidé par un fil d'Ariane en argent pour y revenir.

- Puis un deuxième déplacement extracorporel a encore lieu. Cette fois, cependant, je me perds, ne trouvant plus le fameux 
« fil d'Ariane en argent » comme ce fut le cas la première fois. 

- Ce sont les pleurs de ma fille Marilou que j'entendis clairement depuis l'Ether qui me firent revenir. (Oui, mes enfants avaient encore besoin de leur papa).
Alors, pour la faire sourire, je crie un 
« Boo ! » en ouvrant les yeux , une sorte de facétie qui disait « Même pas mort ! ».

Je me vois alors sauter du lit pour sombrer instantanément dans une autre histoire :

- Judith était venue me rendre visite à l'hôpital avec les enfants. 
Je r
éussis à la convaincre de l'imminence de la fin du monde, un Agamemnon, par basculement des pôles qui serait suivi d'une énorme vague submersive. 

- Puis un trajet vers les montagnes d'Albiez en Maurienne où nous échappons à cet apocalypse, sorte de grand reset grâce à un refuge trouvé dans dans les grottes des aiguilles d'Arves.

- Ensuite, nous créerons une nouvelle civilisation : Celle de la PHASE III.
 
Cette expérience sortie tout droit  de mon inconscient (peut-être de mon imagination), m'a marqué profondément et s'est inscrite dans ma mémoire comme un souvenir réel. Il me faudra plus de cinq ans pour l'intégrer et comprendre sa signification pour petit à petit faire la part des choses. C'est le traumatisme de mes 3 ans qui se révèle de manière détournée et adoucie à ma conscience.

XXI - Le Monde - Le passé nous révèle l'avenir : nous concevons ce qui sera d'après ce qui fut. En t’élevant au-dessus du présent, tu t’inities au Grand Œuvre achevé ; tu rentres dans le Cosmos, c’est-à-dire dans le Monde en puissance de coordination définitive. Il s'agir d'une réalisation subjective qui n'a rien de chimérique. L'homme est l'athanor où murit le pur or philosophal. Réalise en toi-même l’idéal de la création, pour conformer ton Microcosme à I'harmonie du Macrocosme, car tel est le suprême objectif du Sage.   


XXII - Le Mat - Quand tu auras atteint le sommet d'où se contemplent tous les royaumes de la Terre, ta vue plongera, au-delà du concevable et tu succomberas au vertige de l’Infini. Ensoph, l’Abime sans fond, t'absorbera, pour te ramener dans le sein maternel de la Grande Nuit, génératrice des êtres et des choses. Ici la raison se tait devant l’ineffable Mystère des mystères fatalement muet. Prends conscience de ton néant, car, sans pieuse humilité, pas de réintégration dans le Tout primordial ! 

31/12/1984

Décembre 1984 - Délires extraterrestres ? Messagerie vidéo et internet :

De 1982 à 1984, j'expérimentai beaucoup de substances psychédéliques et de psychotropes. Surement trop ! 

Fin 1984, j'ai participé à plusieurs fêtes et j'ai appris, bien plus tard, qu'à mon insu, on m'avait fait manger un gâteau au shit.
Bien défoncé, en cette nuit de délire, avec ma bande de copains, je suis monté sur la montagne pour avoir un contact extraterrestre.

Extrait du cahier jaune

  

Suite à cette expérience, je construisis une utopie, dans laquelle j'étais le héros. Je cherchais aussi à développer des systèmes de communication inédits pour échanger avec les étoiles.

De la télévision émanaient des choses du surmoi et rabattaient des visions et des images venant du cosmos : À cette époque, rien n'était diffusé la nuit sur les trois pauvres chaînes de l'ORTF. Des parasites de ce bruit de fond provenant des flux cosmiques et magnétiques m'amenaient des visions surréalistes et hallucinées. Je pensais que j'étais une sorte d'élu et que j'allais être sélectionné pour échapper à ce monde complexe et en pleine déliquescence. 

Croquis de travaux fin 1984, où, dans ma chambre d'étudiant en arts plastiques, puis chez mes parents à Saint-Jean-De-Maurienne, dans une sorte de transe, j'eus la prémonition d'internet et de quelques systèmes de communications vidéos. Pour expérimenter cette émission de messages, j'utilisais une chaîne stéréo, deux téléviseurs portables et plusieurs autres dispositifs électroniques et électro-magnétiques.

Comme Carl Gustave Jung écrivait son " Livre rougesuite à son désaccord et sa rupture avec Freud, je traçais beaucoup d'idées sous forme de schémas dans un grand cahier jaune. Il y avait là énormément de pistes que je passerai ma vie à explorer et développer.

Ce que j'appelle dans ce croquis descriptif "magnéto intercode" ressemblait beaucoup aux box internet d'aujourd'hui. Le dispositif ne fait-il pas penser à des choses courantes aujourd'hui, comme Zoom ou Skype
À l'époque, mes parents, eux, étaient fort dépités. 
N'y comprenant rien, ils me firent hospitaliser au CHS de Chambéry.