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17/08/2025

Chemin de vie dévié

Un chemin de vie dévié se réfère à une situation dans laquelle une personne s'éloigne de sa destinée.

Pour plusieurs raisons, telles que des problèmes personnels, des choix difficiles ou des circonstances imprévues (aléas) notre parcours semble alors dévier de notre chemin de vie.

Lorsque quelqu'un fait face à un chemin de vie dévié, il peut ressentir de l'incertitude, du regret et parfois même une certaine confusion mentale pouvant aller jusqu’à la décompensation psychique.

Il est cependant bon de se rappeler que personne n'a un parcours de vie parfait et que les détours et les épreuves peuvent mener à de nouvelles opportunités et à une croissance personnelle.

Pour aider à réaligner un chemin de vie dévié, il est utile de prendre le temps de réfléchir à la situation et à ce qui a conduit à un tel écart. Identifier les facteurs qui ont contribué à cette déviation et définir alors nos valeurs, nos passions, nos aspirations et nos objectifs.



De temps en temps, la confusion est telle qu’il est bénéfique de chercher le soutien d'amis, de membres de la famille ou même d'un thérapeute (pas forcément un psychiatre). Ils pourront apporter une aide morale, des conseils pratiques et des perspectives différentes.

En fonction de nos réflexions, définir de nouveaux objectifs qui correspondent à notre vision et à l'inflexion souhaitée. Être réaliste dans nos objectifs, et établir un plan d'action pour les atteindre, même si cela signifie sortir de notre zone de confort et surmonter les obstacles dus au changement.

Apprendre de nos erreurs : Les détours et les échecs font partie de la vie. Il faut les utiliser comme des occasions d'apprentissage et de croissance pour avancer de manière plus épanouissante.

Redresser un chemin de vie dévié prend du temps et ne se fera pas du jour au lendemain.

Soyons patient avec nous-même et persévérons dans nos efforts, même si nous rencontrons des revers. Continuons à nous rappeler notre vision et nos objectifs, et restons concentré sur notre parcours de réalignement. Gardons à l'esprit que chaque expérience de vie est unique et que la façon dont nous choisissons de réagir face à un chemin de vie non désiré dépendra des circonstances et de nos propres aspirations. Faisons preuve de patience, d'ouverture d'esprit et de résilience.

Rappelons-nous que nous avons le pouvoir de redéfinir et de poursuivre notre propre vie. N'oublions pas, non plus, qu'elle est en constante évolution, et qu’il est normal d’en ressentir des déviations de cap. Ce qui importe, c'est notre capacité à nous adapter, à apprendre et à grandir à partir de nos expériences pour trouver le nouveau chemin qui nous convient. Je sais aussi, en ce qui me concerne, que les changements doivent s'opérer doucement et sans trop bousculer mes habitudes. Pour moi, les sevrages étaient trop rapides et en voulant devenir "une oie blanche", un être pur, ils ont échoué et me ramenaient souvent à la décompensation. Une addiction peut se contracter et s'aggraver très rapidement, mais le sevrage doit être très progressif, histoire de toujours garder l'équilibre. Je me demande si ce ne sont pas les trop brusques changements de cap qui font chavirer mon navire. 

06/04/2025

Psychiatrie et violences

Les violences en psychiatrie peuvent prendre plusieurs formes et sont un sujet de préoccupation majeur dans le domaine de la santé mentale. Voici quelques points importants à considérer :

1. Types de Violences :

- Violence Institutionnelle : Cela inclut les abus de pouvoir au sein des établissements de santé mentale, où les patients peuvent être soumis à des traitements coercitifs, tels que l'immobilisation ou des médicaments administrés contre leur volonté.

  - Violence Sexuelle : Cela concerne les abus sexuels commis par des professionnels de santé, y compris des psychiatres, sur des patients vulnérables. Les patients dans les établissements psychiatriques peuvent être particulièrement exposés à ce risque en raison de leur état de vulnérabilité.

- Violence entre Patients : Dans certains cas, il peut y avoir des violences physiques ou psychologiques entre patients à l'intérieur des établissements.

2. Facteurs Contributifs :

- Vulnérabilité des Patients : Les personnes en souffrance mentale sont souvent considérées comme plus vulnérables et moins susceptibles de se défendre ou de faire entendre leur voix.

- Manque de Formation : Certains professionnels manquent de formation adéquate concernant le respect des droits des patients, ce qui peut conduire à des abus.

- Stigmatisation : La stigmatisation associée à la maladie mentale peut conduire à des attitudes dévalorisantes de la part du personnel envers les patients.

3. Conséquences :

- Traumatismes Psychologiques : Les abus peuvent avoir des répercussions graves sur la santé mentale des victimes, aggravant leur état ou entraînant des troubles supplémentaires.

- Perte de Confiance : Les abus peuvent mener à une méfiance envers le système de santé mentale et à une réticence à rechercher de l'aide à l'avenir.

4. Mesures de Protection :

- Protocoles de Signalement : Des mécanismes doivent être en place pour permettre aux victimes de signaler les abus en toute sécurité.

- Formation du Personnel : La formation sur les droits des patients et les bonnes pratiques soignantes est essentielle pour prévenir les abus.

- Surveillance Externe : Des organismes de surveillance indépendants peuvent aider à garantir que les droits des patients sont respectés.

5. Lutte Contre la Stigmatisation : 

Sensibiliser le public et les professionnels à la santé mentale et aux droits des patients est essentiel pour créer un environnement dans lequel les abus sont moins probables et où les patients se sentent en sécurité pour exprimer leurs préoccupations.

Conclusion :

Les violences en psychiatrie sont une triste réalité, mais il existe des mesures qui peuvent être mises en place pour protéger les patients et promouvoir un traitement éthique et respectueux. L'éducation, la sensibilisation et des politiques de protection rigoureuses sont essentielles pour prévenir ces abus et garantir la santé et le bien-être des personnes en souffrance mentale.

31/07/2023

Privation de libertés


Parfois, quand je raconte ce que j'ai vu et vécu en psychiatrie, on me traite d'affabulateur, de gros mytho ou, bien-sûr, de vieux fou.  
Non, vous n'êtes pas obligés de me croire mais si les parents savaient ce qu'il s'y passe, jamais ils ne mettraient  leurs gosses dans ces endroits  de non droit, ces endroits de terreurs et de souffrance que sont les hôpitaux psychiatriques.
Toutes les personnes ayant connu l'HP et la prison que j'ai pues rencontrer sont unanimes : Toutes, absolument toutes,  préfèrent un séjour en prison plutôt qu'en HP. 

23/03/2023

Mars 2023 - Révélations ???

À 60 ans, maintenant, je crois savoir : j'ai peut-être vécu un truc bien dégueulasse quand j'avais trois ans et l'autre gars treize ou quatorze.


Depuis deux ans, suite à l'inhumation d'un cousin de Papa dans la concession familiale, indiciblement et très doucement revenaient quelques images de ma toute petite enfance, tous premiers souvenirs sensiblement exæquo avec celui de mon Grand-Père paternel sur son lit de mort. Le souvenir d'une mitraillette en bois magnifiquement imitée, de raies de lumière sur un dessus-de-lit, d'un plancher sombre, d'un pigeonnier. d'une maison à Claix dans la banlieue de Grenoble.
La première empreinte émotionnelle n'émergent que lorsque je me retrouvai à 4 pattes devant une prise électrique en train de hurler et que Maman et Papa arrivèrent dans la chambre de ce cousin de papa en demandant ce qu'il s'y passait, les explications bidons, mais convaincantes de mon tortionnaire. 

S'ils m'y ont surement préparé, ce ne sont pas ces 40 ans de psychiatrie et de (trop) forte médication, ni même la psychologie, qui m'ont aidé à résoudre ce dossier où tient, en quelque sorte, l'histoire de ma vie, mais une guérisseuse énergéticienne. 

Maintenant, je sais. Je sais comment j'ai remplacé ma douleur par de la colère, ma tristesse par, souvent, de la franche déconnade. Je comprends aujourd'hui mon 
côté punk et ma rébellion contre le système… contre tous les systèmes, rebelle esquinté que je suis. 

Je sais à présent aussi pourquoi, fin 1984, mes parents ne comprenaient pas mon hypersensibilité et mes réactions souvent excessives. Je leur pardonne leur incapacité à comprendre l'enfant terrible que je suis devenu à cause de cet épisode de ma vie.
Je les remercie aussi, comme je remercie la vie, de m'avoir fait connaître toutes ces aventures.


Je comprends également pourquoi, quand une ou un psychologue me faisait pratiquer l'exercice de l'enfant intérieur, je ne visualisais qu'un fétu mort ou un corps tout rabougri et meurtri.

L'enfant interieur (Acrylique et spray sur toile)



04/02/2017

EMI - Expérience de mort imminente au CHS de la Savoie

J'imagine que c'est la reprise violente et trop rapide des neuroleptiques (Abilify ( 20 mg/jour), de Valium (20 mg/jour) et de Loxapac (400 mg/jour) qui me plongèrent pendant quelques minutes / heures / jours dans un voyage psychique et spirituel entre moment extatique et bad trip, véritable révélation traumatisante. 
Février 2017 : Je suis hospitalisé depuis deux jours au CHS de Chambéry (Clinique du Nivolet à Bassens) et comme je les sollicite beaucoup trop, les infirmières et infirmiers décident de m'enfermer dans ma chambre. L'interne du service, Céline Villeneuve, change alors la prescription initiale en y ajoutant d'autres neuroleptiques. Je me rappelle avoir râlé quand les infirmières m’administraient 20 mg d'Abilify au lieu des 10mg/jour convenus avec le Docteur Philippe Séchier comme condition de mon hospitalisation. Malheureusement, le Dr Philippe Séchier était parti en vacances quelques jours.

Une période de quasi coma suit cette trop forte médication et se caractérise par une dissociation de mon esprits d'avec mon corps. Il me restera pendant des années un souvenir tellement marquants et réémanant, que longtemps je douterai qu'ils n'étaient que délire. Je penserai longtemps qu'au moins une partie était la Réalité.

Même s'il y a, dans la chronologie, une forte distorsion du temps et de l'espace, contrairement à un rêve, le souvenir de ces deux jours persistera et s’intègrera, par taches floues, dans la réalité de mon vécu, un peu comme le font les souvenirs :

- Il y eu, d'abord, une scène horrible de viol par un autre patient. 

- Puis la fuite dans les couloirs du service pour trouver refuge dans une chambre vide, sous le lit. 

- Pour me prémunir d'une éventuelle contamination sexuelle, une équipe de pompiers vient ensuite me faire un lavement avec sa lance à incendie. La pression de l'eau provoque l'explosion de mon corps et la dispersion de certains de mes organes voire leur disparition.  Je suis dans un charnier. Je vais être incinéré. 

- Cette difficile séquence est suivie par une magnifique expérience psychique de déplacement de ma conscience dans une sorte de vide cosmique, une aspiration de mon âme vers les cieux. 



Une première excursion dans le monde sidéral qui me permet de voir un personnage que j'identifierai plus tard comme étant Amitâbha, l'un des bouddhas les plus importants du bouddhisme mahayana, ou « Grand Véhicule ». Son nom signifie « Infinie Lumière » ou « Celui dont la splendeur est incommensurable ». (Amitâbha règne sur le paradis occidental, un état de conscience appelé Sukhâvatî. Quiconque croit en ce bouddha est assuré d'entrer à Sukhâvatî, où il renaîtra.
Amitâbha est donc une sorte de sauveur qui garantit une vie après la mort: chacun peut atteindre la libération en invoquant son nom, plutôt que de devoir subir d'innombrables renaissances. Ayant l'eau pour élément, il est associé au crépuscule et à la vie dans l'au-delà. Il est généralement représenté en rouge, assis sur une fleur de lotus, ou parfois voyageant sur le dos d'un couple de paons. Son emblème est le lotus, le symbole de la renaissance spirituelle).

- Je me retrouve ensuite dans ma chambre aidé par un fil d'Ariane en argent pour y revenir.

- Puis un deuxième déplacement extracorporel a encore lieu. Cette fois, cependant, je me perds, ne trouvant plus le fameux 
« fil d'Ariane en argent » comme ce fut le cas la première fois. 

- Ce sont les pleurs de ma fille Marilou que j'entendis clairement depuis l'Ether qui me firent revenir. (Oui, mes enfants avaient encore besoin de leur papa).
Alors, pour la faire sourire, je crie un 
« Boo ! » en ouvrant les yeux , une sorte de facétie qui disait « Même pas mort ! ».

Je me vois alors sauter du lit pour sombrer instantanément dans une autre histoire :

- Judith était venue me rendre visite à l'hôpital avec les enfants. 
Je r
éussis à la convaincre de l'imminence de la fin du monde, un Agamemnon, par basculement des pôles qui serait suivi d'une énorme vague submersive. 

- Puis un trajet vers les montagnes d'Albiez en Maurienne où nous échappons à cet apocalypse, sorte de grand reset grâce à un refuge trouvé dans dans les grottes des aiguilles d'Arves.

- Ensuite, nous créerons une nouvelle civilisation : Celle de la PHASE III.
 
Cette expérience sortie tout droit  de mon inconscient (peut-être de mon imagination), m'a marqué profondément et s'est inscrite dans ma mémoire comme un souvenir réel. Il me faudra plus de cinq ans pour l'intégrer et comprendre sa signification pour petit à petit faire la part des choses. C'est le traumatisme de mes 3 ans qui se révèle de manière détournée et adoucie à ma conscience.

XXI - Le Monde - Le passé nous révèle l'avenir : nous concevons ce qui sera d'après ce qui fut. En t’élevant au-dessus du présent, tu t’inities au Grand Œuvre achevé ; tu rentres dans le Cosmos, c’est-à-dire dans le Monde en puissance de coordination définitive. Il s'agir d'une réalisation subjective qui n'a rien de chimérique. L'homme est l'athanor où murit le pur or philosophal. Réalise en toi-même l’idéal de la création, pour conformer ton Microcosme à I'harmonie du Macrocosme, car tel est le suprême objectif du Sage.   


XXII - Le Mat - Quand tu auras atteint le sommet d'où se contemplent tous les royaumes de la Terre, ta vue plongera, au-delà du concevable et tu succomberas au vertige de l’Infini. Ensoph, l’Abime sans fond, t'absorbera, pour te ramener dans le sein maternel de la Grande Nuit, génératrice des êtres et des choses. Ici la raison se tait devant l’ineffable Mystère des mystères fatalement muet. Prends conscience de ton néant, car, sans pieuse humilité, pas de réintégration dans le Tout primordial !