2019/03/13

16ème Journées de la Schizophrénie



Par l'intermédiaire de Jean Falcoz (Papa de 2 garçons schizophrènes de la région grenobloise), je me suis inscrit comme bénévole aux Journées de la Schizophrénie parler au public de cette maladie qui m'a affecté à l'âge de 21 ans (j'en ai aujourd'hui 56). Plus que la déstigmatisation, je vais porter le message :  " On peut avoir une vie belle malgré cette pathologie. "

2019/03/04

µexpo au Chimère Café / l' Art du Lien

Le 8 février 2019, Elisabeth SENEGAS me propose d'exposer au Chimère Café, 12 rue Voltaire à GrenobleJe commence donc, ce jour, une réflexion sur ce qui me relie aux autres.


Ce qui me lie aux autres humains ?  Question très intéressante :

La schizophrénie est une maladie du lien. Maladie du lien perdu avec les autres, justement. Lien avec les autres qui est devenu aliénant jusqu'à se rompre. Ce qui lie aux autres c'est le désir, l'envie, l'amour, le sexe, les luttes, les combats que l'on mène ensemble, les associations citoyennes de défense des droits humains. Les hobbies, les passions, le sport, les croyances, les non croyances, l'athéisme, la "religion", religaere en latin. La mort, la maladie, les difficultés de la vie que l'on essaye de surmonter ensemble. L'Art, la beauté, la philosophie, la spiritualité, les émotions, les sentiments. La haine, le mépris, le racisme, l'intolérance et le fanatisme peuvent aussi lier les personnes . La schizophrénie fait perdre le lien aux autres. Il s'agit alors de créer de nouveaux liens de créer une nouvelle histoire, une nouvelle aventure. Dés la naissance, nos liens sont sans cesse renouvelés, tel le cordon ombilical qui est tranché. Le lien avec la mère qui se transforme. D'autres liens avec d'autres personnes viennent se greffer autour de l'enfant. 
Bref, Vive les liens ! Sauf les liens aliénants.