15/03/1985

Mars 1985 - Première permission

15.03.1985 Permission
17.03.1985 Retour de permission
22.03.1985 Permission
24.03.1985 Retour de permission


Je me rappelle de tous ces médicaments que je devais prendre ces weekends, et des retours angoissants et déprimants les dimanches soirs à l'hôpital.

07/03/1985

Mars 1985 - Angoisse maternelle

Extrait de mon dossier médical:

07.03.1985  Coup de téléphone de la mère : elle téléphone simplement pour nous signaler qu'elle trouve son fils mieux, qu'elle est assez contente, s'inquiète de savoir ce qu'on lui fait faire comme activité dans le service.  Elle rappellera. H. AUSSEDAT

28/02/1985

Février 1985 -Répit

Extrait de mon dossier médical


28.2.1985 :
Va mieux, plus cohérent. On lui redonne ses habits (Je me rappelle encore du bonheur ce jour là !), se sent beaucoup plus équilibré au niveau des horaires, il dit mieux se repérer dans le temps, dans l'espace, regard toujours fixe (surtout à cause des médicaments), persistance de réponses à côté, de barrages de la pensée . Il est très pris en charge par l'équipe qui lui fait faire des dictées, des opérations de calcul mental, des puzzles,  l’infirmier qui s'occupe personnellement de lui (à l'époque il y avait plus de personnel soignant et ils avaient du temps pour les malades), constate une nette amélioration dans la rapidité, dans la concentration et dans la cohérence. Par contre parle de sa mère, il dit ne pas l'avoir vue depuis un mois et pourtant l'équipe me signale qu'elle vient le voir très régulièrement.
Au niveau du bilan biologique, lorsqu'il était entré, présentait une hépatite virale de type A. On constate une diminution progressive des transaminases puisque les résultats du 7.1.1985 étaient les suivants :
- SGOT 111, 99 ; SGPT 393,55 ; gamma GT 61,82
Et les résultats du 21.1.1985 sont les suivants :
- SGOT : 58,35 ; SGPT : 236,10 ; gamma GT 63,80. (J’avais une hépatite C, je la soignerais définitivement en 2001 avec un traitement de cheval)
On redemande ce jour un bilan de contrôle.
Son traitement actuel est le suivant :
- PIPORTIL M2 : 3 CC + 
- PONALIDE : une ampoule une fois tous les 14 jours.
- PROMOTIL : 3 comprimés par jour
- HALDOL : 60 gouttes
- LEPTTCUR : 3 par jour
- HEPTAMYL : 150 gouttes.


H. AUSSEDAT

15/02/1985

Février 1985 - Ma réalité

La vie dans cet hôpital, qui sentait l'eau de Cologne à la lavande et le gant de toilette mal lavé, parfois la pisse, j'aurais presque pu l'aimer.  Ma réalité aussi. Oui, mais :



Cette chanson, je me rappelle l'avoir beaucoup écoutée et ruminée (parce que cela n'arrivait pas), lors de mon hospitalisation en 1985. Comme c'était le générique du mini-journal de Patrice DREVET





je pouvais l'écouter (au moins en partie) juste avant le repas avec mes amis les fous. Dans ce délire médicamenteux, complétement défoncé par les benzodiazépines et les neuroleptiques, j'imaginais qu'il y avait là une sorte de message qui m'était adressée. Comme m'en adressait souvent
La télé magique - 1985

04/02/1985

Février 1985 - Traitement de cheval

Je suis hospitalisé depuis un mois à l’unité 2 de l’hôpital psychiatrique du Nivolet à Chambéry. Je suis complétement défoncé par les médicaments. Je n’ai qu’un vague souvenir de cette période.

Extrait de mon dossier médical :

04.02.1985
Plus calme, est toujours très dissocié. 
Demande ce qu'il y a au programme de la société. Celle où il n'y a que des femmes, sa grand-mère, sa mère, ses sœurs .. Il montre sa cigarette en disant que c'est sa petite sœur qui fume et qu'il ne voudrait pas qu'elle finisse comme lui. On laisse le traitement inchangé.
 
H. AUSSEDAT



le 28.02.1985 on peut lire dans mon dossier médical :



... Son traitement actuel est le suivant :

- PIPORTIL M2 : 3 cc + PONAMIDE une ampoule une fois tous les 14 jours.
- PROMOTIL : comprimés par jour
- HALDOL : 60 gouttes
- LEPTICUR : 3 par jour
- HEPTAMYL : 150 gouttes


Me voici donc, moins de deux mois après mon internement, chargé comme une mule de divers psychotropes, neuroleptiques, antiparkinsoniens et autres correcteurs.
Heureusement, j'étais, à l'époque, de bonne constitution.