« Là où il faudrait de la gentillesse, de la bienveillance, de l'écoute et de la douceur, on installe des matons, des caméras de surveillance, des grillages et de la contention ». Pierre-Louis Goirand
La Forêt de mon père, avec Ludivine Sagnier et Alban Lenoir, est un film très personnel de Vero Cratzborn. Celle qui dit avoir « grandi dans la folie de son père » aborde le thème douloureux du trouble psychique et de ses conséquences sur le cercle familial.
Le REV (Réseau sur l'Entente de Voix et autres phénomènes difficilement partageables) de Grenoble (qu'en tant que facilitateur, je représentais) et la Ligue des Droits de l’Homme organisaient une projection du film le 14 septembre au Cinéma LA NEF.
L’expérience de Rosenhan ou comment mettre en évidence les a priori des psychiatres.
En 1973, le psychologue clinicien David Rosenhan a mené une expérience qui consistait à se faire admettre avec 7 collègues en tant que patients dans douze hôpitaux psychiatriques différents, sur une période de trois ans en disant qu’ils entendaient des voix. Les symptômes fictifs annoncés par chacun étaient les mêmes; Ils racontaient avoir entendu des voix indistinctes, disant des mots comme ‘’vide’’, ‘’creux’’ ou ‘’bruit sourd’’. À part ces symptômes, tout ce qu’ils disaient de leur vie était conforme à la réalité. Le diagnostic fut sans appel : sept furent diagnostiqués schizophrène et un fut considéré comme atteint de psychose maniaco-dépressive.
Une fois à l’intérieur, ils devaient se comporter normalement et demander leur libération dès le deuxième jour en disant que les voix avaient disparues.
Si certains ont été libérés rapidement (quand même après 7 jours), d’autres furent enfermés pendant 52 jours (avec une moyenne de 19 jours). Le véritable problème, c’est que même après leur libération, les médecins parlèrent de rémission et n’évoquèrent jamais le fait qu’ils n’avaient peut-être jamais été atteints de maladie mentale. Les seules personnes ayant émis des soupçons sur les diagnostics des psychiatres furent d’autres patients (un tiers des ‘’fous’’ internés avec eux ont eu des doutes sur la maladie mentale des pseudo-patients).
Un peu plus tard David Rosenhan voulu faire une contre expérience : Il a prévenu tout le personnel d’un grand hôpital psychiatrique que, sur les prochains mois, il allait envoyer de faux patients imposteurs. C’était au personnel d’arriver à les distinguer des ‘’vrais’’ patients. Sur presque deux cents patients, une bonne quarantaine a été diagnostiquée comme des imposteurs. Le problème était que Rosenhan n’avait envoyé aucun faux patient.
Rosenhan ne critiqua pas le fait de ne pas avoir détecté les pseudo-patients ni même de les avoir internés. Mais il affirma que sur une période prolongée d’observation, les psychiatres n’ont, à aucun moment, remis leurs diagnostics en doute. Une hypothèse de schizophrénie peut être maintenue malgré une observation prolongée de la santé mentale du patient, alors que le diagnostic lui-même est dénué de sens.
03 avril 2020 / Pandémie / Covid_19 / Prémonition /
Cigarettes + Abilify = Une solution ?
Virus / Cigarettes + Aripiprazole
L'acétylcholine est un neurotransmetteur qui joue un rôle important aussi bien dans le système nerveux central, où elle est impliquée dans la mémoire et l'apprentissage, que dans le système nerveux périphérique, fdont la fonction principale est de faire circuler l'information entre les organes et le système nerveux central. Son action est médiée par les récepteurs nicotiniques et muscariniques. L'acétylcholine fut l’objet d’études pionnières qui conduisirent à la formulation des grands principes de la neurotransmission dopaminique et son effet excitateur et au sein du système nerveux central qui combine des effets neuromodulateurs sur la plasticité synaptique, l'apprentissage et l'activation physiologique. (wiki source).
Comme mon psychiatre, le Dr Séchier, me parle souvent des flux de dopamine, de la sérotonine et des récepteurs nicotiniques, je me suis fait ce petit délire dessiné le 3 avril quand les centres Covid_19 ont déclaré que les fumeurs était moins touchés par la pandémie que le reste de la population.
Pendant le confinement, le Réseau des Entendeurs de Voix (et autres phénomènes non partageables) national ouvre un groupe de paroles et de soutien sur Zoom tous les soirs à 18:00.