22/01/2018

Gros sac plein de dopamine et de graisse !

Il y a beaucoup de théories sur la schizophrénie. J'en cherche chez moi les causes depuis des années. 
C'est peut-être un peu idiot car souvent mes recherches me projettent dans un passé extrêmement douloureux. Il y a eu le dénie de la maladie, le sentiment d'injustice et surtout beaucoup de tristesse quand je m'imagine vivant sans cette pathologie.

 Aujourd'hui, il me semble pratiquement impossible de me passer (sur le long terme) des neuroleptiques.


L'épisode de février 2017 me montre que (même accompagné) il est très risqué pour moi de les arrêter.  Me voilà condamné à en prendre toute ma vie.

A la manière de Gérard Garouste, cela me serait bien égal. Ce serait même un bien si je ne grossissais pas comme c'est actuellement le cas. J'ai repris 15 kilos en moins d'un an ... Et ça , c'est difficile !

20/11/2017

Paix des familles et CNV

Aujourd'hui, je n'avais plus envie de conflits familiaux, ni avec Judith, ma femme et les kids (Voodoofamily) que j'aime par dessus tout, ni avec mes beaux-parents, et surtout, ni avec ma mère et mes sœurs. Je ne vais pas passer ma vie à leur faire ces procès qui ne mènent à rien. Ou, plutôt, qui n'apportent rien d'autre chez moi qu'une certaine rumination en nourrissant une aigreur permanente. D'autant plus que j'ai maintenant la certitude que chacun (et chacune) a vraiment fait de son mieux avec ce qu'il (elle) avait et avec sa propre histoire personnelle.

Même si j'ai encore beaucoup de chemin à parcourir, la Communication Non Violente et la méditation m'ont appris que nos vies ne sont que ce que nous en faisons et que, parce que cela empêche de grandir, ressasser le passé est, comme la cigarette, toxique pour soi et pour son entourage.

  

01/09/2017

Bye bye C3R :

Après 2 années de tests, de soins et surtout de réflexions, j'ai dit au revoir hier à C3R.

Je remercie ici Claire DELORME qui, par ses tests neuropsychologiques, m'a fait comprendre que mon cerveau n'était pas complètement mort, Laurent BERTHE qui m'enseigna la méditation PC, Claudine DAMOND qui m'a écouté patiemment pendant de longues heures (et qui m'offrait toujours un café), les Docteurs KASTLER, DEBREUCQ, LEINIER et GOUACHE.


Même si je n'ai pas réussi à vivre sans médicament, l'équipe m'a permis de faire un point sur la pathologie schizoïde et de faire de vrais choix de vie. Aujourd'hui, surement parce que j'accepte les neuroleptiques, une certaine sérénité a gagné le foyer / nouvel hospice / nouveaux hospices.  

So long & bye bye C3R …

30/08/2017

Test amusant:

Pour vous rendre compte de la stigmatisation (consciente ou non) vis à vis de la maladie mentale, voici une expérience amusante :

Dans une réunion publique comme, par exemple, un vernissage, quand vous rencontrez d'autres personnes jusqu'à là inconnues et  que la discussion devient courtoise et sympathique, lâchez un : « En fait, je suis schizophrène ... » et observez, alors, la réaction de ces personnes pourtant si courtoises et si sympathiques ...

... en général, c'est un très bon moyen pour faire le vide autour de soi.

14/05/2017

Je souffre et je ne sais même plus pourquoi.


J'ai dans mon entourage des fonctionnaires qui se sentent jalousés car ils ont la sécurités de l'emploi, des professions libérales qui se sentent jalousées car elles ont un certain prestige, des salariés du privé qui se sentent jalousés car ils ont un boulot, des chômeurs qui se sentent jalousés car ils sont (encore) indemnisés .... et même un ou deux handicapés ou invalides qui, eux, aussi se sentent jalousés car ils touchent l' A.A.H sans rien faire. Ce sont les gens de mon entourage, mes proches. Chacun vaquant à son destin, s'en sortant avec plus ou moins de bonheur quand il faut vivre tout simplement.
Au milieu de ce bordel, je tente de sortir la tête hors de l'eau, d'être un bon mari, d'être un bon papa, de ne pas sombrer dans la dépression, de sourire, de faire le con, l'amuseur .... mais, 
On dit que les clowns sont les gens les plus désespérés ... et je crois que c'est vrai.
Quand mon copain l'herboriste dit HP, il ne me pense pas hopital psychiatrique mais haut potentiel. Il me parle de sentiments et d'émotions qui seraient une force. Pourtant, avant du recul, il me semble que mon hypersensibilité n'a généré que beaucoup de problèmes. La révolte de ma jeunesse s'est peu à peu transformée en aigreur, en renoncement.



Il y a d'abord eu cette incompréhension familiale qui est à l'origine de la première hospitalisation. Cette immersion maternelle dans mon intimité la plus profonde. Le non respect du jeune homme que j'étais et le manque de confiance de mes parents à mon égard. Les gens de Palo Alto appellent cela la Double Contrainte: Comment faire plaisir à papa et maman en devenant également l'homme que je rêvais de devenir ?
Mission impossible !
Foirage complet qui amena mes parents à me confier aux psychiatres ou dysfonctionnement de mon cerveau ? (Je n'ai pas encore la réponse).
Longtemps, j'ai gardé la souffrance liée à ce manque de compréhension familiale initial comme un incicatrisable stigmate.
Le travail en milieu non protégé (dans le nucléaire civil) pendant une trentaine d'année ne m'a jamais aidé à me sentir mieux, bien au contraire. Il était extrêmement idiot de penser que le monde de l'entreprise et ses contraintes aurait pu m'aider à aller mieux.

                                   Depuis ce mois de mars 2017, je suis en invalidité.