20/08/2018

Le schizophrène n'est pas sociable !

Quand ils sont hospitalisés, les gens se plaignent souvent que leurs amis les laissent tomber.
C’est vrai que j’ai ressenti ce genre d’abandons lorsque j’étais seul entre les 4 murs d’une chambre d’hôpital psychiatrique. Solitude, aussi, et souvent pire, quand il me fallait ré-affronter la vie sans pratiquement aucun soutien. Solitude dans la tête surtout et ce sentiment abominable de ne plus avoir personne à qui parler, ni par qui être compris.

J'ai quand même eu la chance d’avoir quelques copains fidèles qui ne m’ont jamais laissé tomber, même si plein de cachetons, il faut bien le dire, je n’étais pas d’une compagnie très hilarante. Quand la plupart avait déserté le navire, ceux-là m’ont soutenu dans l’épreuve ne cherchant pas à comprendre pourquoi j’avais été hospitalisé. Ils ont continué à être mes potes, tout simplement, me parlant comme si de rien n’était. Et de cela, je les en remercie.


Les autres comme ils cherchaient à m’analyser, voire à me juger, se sont vus renvoyer une image tellement inquiétante et incompréhensible de ce qu'il se passait dans ma tête qu’ils sont partis à jambes déployées. 
Bon débarras !
Cependant, je ne leur en veux pas.

15/08/2018

Optimisme & fluidité de la pensée


Longtemps, j'ai (on a) considéré mon cerveau comme une machine déréglée (par les neuroleptiques) mais je sais aujourd'hui qu'en matière de fonctionnement du cortex rien n'est irrémédiable !

Plusieurs thérapies cognitives et comportementales et, depuis 2015, la fréquentation du Neurocercle de Grenoble, m'ont apporté la confirmation que les connexions cérébrales sont évolutives et modifiables.

La schizophrénie serait due à une dérégulation des flux dopaminergiques et hormonaux, je suis, depuis longtemps, en upgrad permanent, à essayer de tripoter les réglages dans tous les sens dans le but de m'améliorer et de sortir de la maladie.

Les facteurs sur lesquels j'ai travaillés sont:
  1.  la posologie des neuroleptiques, 
  2.  mes interactions cognitives,
  3.  mon développement personnel.
Jour après jour, je les optimise pour trouver la position des curseurs la plus confortable pour ma vie quotidienne. En appliquant quelques principes hygiénistes et libérateurs vis à vis de la rumination, je vise à une certaine fluidité de la pensée et surtout à un optimisme qui, il faut bien le dire, ne sont pas mes qualités premières.

09/08/2018

Schizophrénie : une maladie qui ne va pas de soi.

Je regarde et j'écoute beaucoup d’émissions sur la schizophrénie (trop peut-être !). En voici une qui apporte des éclaircissements nouveaux sur la pathologie, notamment sur la désorganisation cognitive et l'intemporalité typiques à la maladie.

26/01/2018

RUMINATION

Ces sortes de pensées circulaires, répétitives, stériles, irrépressibles et anxieuses portant sur la même préoccupation.sont épuisantes et sont communes à beaucoup de pathologies.
Pour savoir si l'on est dans la réflexion ou dans la rumination, il convient de se poser les 3 questions suivantes :
  1. - Est-ce que cela va mieux depuis que je pense à ce sujet ?
  2. - Est-ce que le fait d'y penser me rapproche d'une solutions ?
  3. - Est-ce que j'y vois plus clair ?

Pour couper avec la rumination, le mieux (pour moi) est d'aller faire un tour en ville ou de pratiquer une activité dans le Flow d'ordre physique, sociale ou artistique.
En sortir par un simple effort intellectuel est pratiquement impossible. Certains préconisent cependant d'écrire, penser ou dire la phrase : " J'attends la prochaine pensée " mais je ne trouve pas cela tellement efficace.

22/01/2018

Gros sac plein de dopamine et de graisse !

Il y a beaucoup de théories sur la schizophrénie. J'en cherche chez moi les causes depuis des années. 
C'est peut-être un peu idiot car souvent mes recherches me projettent dans un passé extrêmement douloureux. Il y a eu le dénie de la maladie, le sentiment d'injustice et surtout beaucoup de tristesse quand je m'imagine vivant sans cette pathologie.

 Aujourd'hui, il me semble pratiquement impossible de me passer (sur le long terme) des neuroleptiques.


L'épisode de février 2017 me montre que (même accompagné) il est très risqué pour moi de les arrêter.  Me voilà condamné à en prendre toute ma vie.

A la manière de Gérard Garouste, cela me serait bien égal. Ce serait même un bien si je ne grossissais pas comme c'est actuellement le cas. J'ai repris 15 kilos en moins d'un an ... Et ça , c'est difficile !