21/05/2024

2024 - Il s'accharne

Depuis ma sortie du CHS de Saint-Égrève, le 19 octobre 2023, je suis suivi par le Dr Pontarollo. 
Habitué à travailler avec des prisonniers, celui-ci me maintient sous injection d'Abilify à 300mg/28 jours. Il reste complètement hermétique à mes demandes de baisser de traitement. Pourtant je sais que, comme déterminé avec les Dr Séchier et Basson, 4 ou 5 mg/jour me conviennent parfaitement. 

Comme il ne veut rien entendre, je consulte, en mai 2024, le Dr Olliverin que j'avais déjà rencontré en 2018. Je passe à 5 mg/jour d'Aripiprazole. 

04/11/2023

Persona (non grata ?)

Combien de persona* pour découvrir notre Dieu intérieur ? Combien de rôles à jouer ? 
Adhésion puis répulsion : Comment se débrouiller avec ça pour être enfin soi-même ?
               

* persona vient du latin (du verbe personare, per-sonare : parler à travers) où il désignait le masque que portaient les acteurs de théâtre. Ce masque avait pour fonction à la fois de donner à l'acteur l'apparence du personnage qu'il interprétait, mais aussi de permettre à sa voix de porter suffisamment loin pour être audible des spectateurs.

Dans sa psychologie analytique, Carl Gustav Jung a repris ce mot pour désigner la part de la personnalité qui organise le rapport de l'individu à la société, la façon dont chacun doit plus ou moins se couler dans un personnage socialement prédéfini afin de tenir son rôle social. Le moi peut facilement s'identifier à la persona, conduisant l'individu à se prendre pour celui qu'il est aux yeux des autres et à ne plus savoir qui il est réellement. Dans ce cas, la persona de Jung est proche du concept de faux self de Donald W. Winnicott. Il faut donc comprendre la persona comme un « masque social », une image, créée par le moi, qui peut finir par usurper l'identité réelle de l'individu.

22/09/2023

Septembre 2023 - Nouvelle hospitalisation

Le vendredi 22 septembre 2023, sûrement à cause d'une consommation excessive de cannabis et la diminution trop rapide de mon médicament (Abilify), je me retrouve dans une nouvelle phase délirante. 

Je ne sais pas par quel miracle ma femme et mon fils me retrouvent en train d'errer dans les rues de Grenoble. 

Ils m'amènent ensuite aux urgences générales du CHU Grenoble-Michalon.

Mon séjour y fut horrible. 

Parce que la médecine française est très esquintée, je n'ai pas été pris en charge correctement ; j'ai traîné dans le service des urgences en pyjama, sans chaussures, piétinant dans le sang et parfois l'urine des autres patients, dormant sur un brancard au milieu des plaintes et des gémissements des personnes en détresse pendant 13 jours. J'ai aussi dû me débrouiller pour laver mon seul caleçon et mes chaussettes vite sales, car je n'ai pas de chaussures pour aller dehors fumer les cigarettes que je tapais à d'autres patients ou à leurs accompagnants.  
Par chance les journées étaient belles et je pouvais faire sécher ces maigres effets au soleil. 
Avoir un rasoir était compliqué et il n'y avait que 2 WC pour la centaine de personnes en attente de transfert dans d'autres services. 
Les repas n'étaient que des clubs sandwichs (Thon, Poulet ou Jambon qui, au bout d'un moment, avaient tous le même goût).  

Finalement, mon état psychique n'étant pourtant pas si mauvais que cela. (J'ai bien eu le temps de redescendre), les soignants des urgences générales (peu rompus à la psychiatrie) ont décidé d'un placement sous contrainte au CHAI (Centre Hospitalier Alpes Isère) de Saint-Égrève. Je suis donc resté en déshérence aux urgences adultes pendant presque 13 jours avant d'accéder au service APEX du CHAI qui m'a libéré 15 jours plus tard.

Je ne serai transféré que le 4 octobre (donc 13 jours plus tard) au CHAI dans le service APEX qui pratique le tri entre les différentes pathologies psychiatriques. 

Là, tout sera bien différent : nous ne sommes qu'une petite vingtaine de patients et l'équipe est très dévouée et avenante. 

Je sortirai de l'hôpital psychiatrique le 19 octobre après quelques permissions tests. Mais je dois quand même avoir une injection d'Abilify maintena 300 mg tous les 28 jours.
Tout ça parce que les urgences m'ont maintenu deux semaines dans leurs murs. 

31/08/2023

Psychiatrie blanche / psychiatrie noire

 Existe-il deux sortes de psychiatrie ?

  • Une psychiatrie blanche : Vous y allez parce que vous ne vous sentez pas bien (Admission volontaire).
  • Une psychiatrie noire : Vous y allez parce qu'on ne vous sent pas bien ou parce qu'on ne peut plus vous sentir. (Hospitalisation à la demande d'un tiers - Hospitalisation d'office). 

    La première soigne. La deuxième incarcère. 

31/07/2023

Privation de libertés


Parfois, quand je raconte ce que j'ai vu et vécu en psychiatrie, on me traite d'affabulateur, de gros mytho ou, bien-sûr, de vieux fou.  
Non, vous n'êtes pas obligés de me croire mais si les parents savaient ce qu'il s'y passe, jamais ils ne mettraient  leurs gosses dans ces endroits  de non droit, ces endroits de terreurs et de souffrance que sont les hôpitaux psychiatriques.
Toutes les personnes ayant connu l'HP et la prison que j'ai pues rencontrer sont unanimes : Toutes, absolument toutes,  préfèrent un séjour en prison plutôt qu'en HP.