« Là où il faudrait de la gentillesse, de la bienveillance, de l'écoute et de la douceur, on installe des matons, des caméras de surveillance, des grillages et de la contention ». Pierre-Louis Goirand
23/02/1991
Février 1991 - Le Docteur Philippe Séchier
15/03/1990
Tentative de suicide: La délivrance
Je ne sais comment annoncer ce problème à mes chefs. Je suis très fatigué, je retourne directement à l’hôpital psychiatrique de Saint-Égrève. Un collègue viendra chercher la voiture de fonction.
Si je voulais vraiment mettre fin à mes jours,
aujourd’hui, c’est plein de gratitude que je pense à mon ami, Gratien, qui ayant
la clé de chez moi et de passage à Grenoble me sauva la vie cette nuit-là en
appelant les secours.
Trois jours plus tard, je me réveille à l’hôpital de Grenoble et l’on me transfère à l’hôpital de Bassens.
13/02/1990
13 février 1990 - Sortie de l'hopial
Je sors de l'hôpital psychiatrique de Saint-Égrève le 13 février 1990.
Comme je suis en arrêt maladie, avec mon père, nous partons pour une chouette semaine chez son frère, Pierre et sa femme Jacqueline, à Combourg, en Bretagne. Je suis encore très exalté et certaines bizarreries sont toujours là.
Nous montons ensuite voir Dominique et sa famille à Gravelines. Papa sympathise avec le beau-frère de Dominique, un marin pécheur, chez qui il dort et qu'il accompagne même en mer pour une campagne de pêche sur son bateau.
Dans la voiture, avec Papa, nous discutons beaucoup. Ce sera le moment où j'ai le plus échangé avec lui.
Avec le recul, j'en suis d'autant plus heureux de ce dialogue Mon père mourra l'année suivante.
29/01/1990
29 janvier 1990 - Levée du placement d'office
09/01/1990
1990 : Saint-Égrève
La deuxième semaine de ce mois de janvier 1990, je suis transféré par une équipe de deux infirmiers et un ambulancier jusqu’à l’hôpital de St Egrève qui est le plus grand hôpital psychiatrique de l’Isère.
Parfois, j'ai l'impression aussi que la télévision du service m'invective quand j'entends les mots "phase 3".
