« Là où il faudrait de la gentillesse, de la bienveillance, de l'écoute et de la douceur, on installe des matons, des caméras de surveillance, des grillages et de la contention ». Pierre-Louis Goirand
17/03/2023
10/03/2023
Le grand SECRET
Je garde quand même un souvenir ému de cette période qui a pourtant failli s'achever de manière tragique : C'était à Saint-Laurent-Des-Eaux, où j'intervenais sur les onduleurs, juste avant la Saint Sylvestre et le passage en 1990. Je me rappelle de cet épisode de ma vie comme si c'était hier.
De notre première dispute de couple avec Dominique à l'hôtel et de l'engueulade matinale avec l''hôtelier, de mon passage express à la centrale, de la révélation de l'"omerta atomique" , de ma mise en placement d'office ensuite. Ce même matin de brouillard où les policiers qu'avait mandatés le préfet du Loiret m'ont arrêté, des mensonges me concernant qu'avait extorqué les mêmes flics ensuite à ma copine, de la rudesse de la chambre d'isolement de l'hôpital de Fleury-Les-Aubrais ensuite, puis du transfert en ambulance deux semaines plus tard au CHS de l'Isère.
Quand, au bout de deux mois, l'hospitalisation sous contrainte fut levée, j'ai essayé de reprendre mon métier de responsable d'interventions dans les centrales nucléaires mais, à cause des médicaments, je n'y suis pas arrivé.
En cachant les choses ou en les racontant à ma sauce, j'ai résisté.
Quand ce chef de service nabot, alcoolique et tortionnaire est enfin parti à la retraite, son remplaçant m'a donné une chance en me nommant contrôleur technique. Cette fonction était intéressante car par ma maitrise des différents équipements électroniques, parfois complexes et de leurs fonctions dans les réacteurs nucléaires, je prenais un rôle important en ce qui concerne la sureté et la pérennité de l'instrumentation de contrôle et de commandes des installations nucléaires françaises et de quelques unes à l'export.
Alors sont venus les interrogations et les scrupules - un autre conflit de loyauté - vis à vis de moi-même d'abord, de mon métier et des générations futures ensuite.
La fonction de contrôleur technique n'étant plus respectée et devenue une sorte de rôle qu'il me fallait jouer mais en n'étant pas trop regardant sur ce que l'on renvoie au client.
Comme " saloper " le travail a toujours été impossible pour moi, tout cela déboucha sur un terrible burn-out qui me valu dans un premier temps pratiquement deux ans et demi d'arrêt maladie et qui se termina par une courte hospitalisassions en février 2017, à ma demande, histoire de trouver un peu de répit loin de la famille. Ce séjour en psychiatrie fut pourtant l'une de mes pires hospitalisation
A la fin, mon toujours psychiatre le Docteur Philippe Séchier, me proposa un statut d'invalidité.
La pension représentant la moitié de mon salaire complété par la rente d'une assurance gros risque.
23/01/2023
09/01/2023
Janvier 2023 - Séparation conjugale
Judith a été mon épouse bien-aimée, la femme de ma vie. Elle m'a offert deux merveilleux enfants. Hélas, en raison du confinement lié à la COVID-19 et de mon obstination à comprendre mon problème, j'ai progressivement négligé ma famille. Il est probable que j'avais également besoin d'expériences intenses. L'arrêt trop brusque de l'Abilify y était surement aussi pour quelque chose. Il faut dire que depuis mon passage en invalidité (2017), je me suis beaucoup investi dans plusieurs réseaux comme le REV et d'autres mouvements assez critiques vis-à-vis de la psychiatrie.
À cause de mon état mental et de ce besoin de liberté de ma part, et surement aussi le sien, Judith ne me supportait plus, et après 35 ans de vie commune, elle est partie avec les enfants en janvier 2023. Marre de gérer mes extravagances, mes crises et mes rechutes.
Je la comprends.
26/11/2022
Problème du sevrage des neuroleptiques
Je pense que c'est précisément ceci qui m'a valu un séjour aux urgences générales au Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble du jeudi 17 au vendredi 25 novembre 2022 :
Après 3 jours d'errance fumigène chez et avec une amie dans la périphérie de Grenoble, elle me dépose chez moi vers 23 heures ; Je suis étonné de trouver mon épouse, Judith, et mon fils ; Louis, réveillés et qui m'attendent, l'air sévère.
Le séjour aux urgences durera huit jours dans une ambiance apocalyptique. L'hôpital n'est plus en mesure d'assurer sa mission de santé publique. J'en ai alors fait l'expérience : Nous, les patients, étions entassés dans les couloirs pratiquement éclairés 24 heures sur 24, couchés sur des brancards, parmi les gémissements des trépassant et les sprints des docteurs et des infirmières.
Cependant, ma nouvelle grande victoire a été la façon de prouver aux médecins qu'une hospitalisation en psychiatrie était inutile du moment que j'acceptai de reprendre une petite dose de 5 mg d'Abilify.

